Architecture et changement climatique
Architecture et changement climatique, Palais des Congrès, Marrakech, 7 novembre 2016
17 Novembre 2016, Maroc
Succès pour la conférence internationale à Marrakech sur l'architecture et le changement climatique
Cette année, l’Union Internationale des Architectes (UIA), avec l’Union des Architectes d’Afrique (UAA), l’Union  Méditerranéenne des Architectes (UMAR), l’Organisation des Architectes Arabes (OAA) et le Conseil National de l’Ordre des Architectes du Maroc (CNOAM) ont organisé  une conférence internationale sous le thème : « Architecture et changements climatiques : climat du futur, acte 2 », rappelant que la conférence COP 22 à Marrakech survient au meilleur moment pour renforcer les liens avec la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les Villes. L’événement a été un grand succès, avec plus de 400 participants à la conférence du Palais des Congrès de Marrakech le 7 novembre 2016. Officialisé le matin par M. Driss Merroun, ministre de l’urbanisme et du développement et M. Mohamed Nabil Benabdellah, ministre du logement et de la politique de la ville, l’événement a montré l’attention que porte le gouvernement marocain au rôle important que jouent les architectes pour combattre l’impact du changement climatique. Le discours de Nabil Benabdellah l’a clairement démontré à cette occasion.
 
Nous remercions et félicitons le Conseil National de l’Ordre des Architectes Marocains (CNOAM) pour l’organisation de cette conférence et plus particulièrement son président Abdelouahid Montassir et l’animateur de la journée, Mohamed Omran Chaoui, pour le succès de cette conférence dû à leur travail important.
 
Malgré les nombreuses nationalités des intervenants, le message était clair et rassembleur : il faut changer de manière radicale notre approche pour concevoir une ville résiliente et durable. Le défi pour les architectes est de développer des solutions pour réduire drastiquement la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la construction. Cela implique des mesures pour le développement des bâtiments « zéro carbone » et l’urbanisation des villes. Des méthodes alternatives de transport et de mobilité urbaine doivent être explorées pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
 
Le 9 novembre, l’Alliance Mondiale pour les Bâtiments et la Construction a mené une table ronde pour appréhender l’avenir dans l’industrie du bâtiment. Celle-ci a également servi de préambule au « Jour de la Construction » le 10 novembre.
 
Près de 20% des GES sont imputables aux bâtiments et l’Alliance Mondiale vise à promouvoir activement des mesures pour le développement zéro carbone avec une feuille de route et des modèles de construction. Le taux d’urbanisation croissant (70% de la population mondiale) implique un accroissement du volume de construction. La demande en énergie aura augmenté de 50% en 2050. Des mesures doivent être prises  pour accroître les investissements dans l’efficacité énergétique, la conception et la construction de bâtiments bas carbone, l’utilisation des énergies renouvelables, la conversion des déchets en énergie.
 
Les initiatives du changement climatiques ne seront pas seulement dépendantes des gouvernements, surtout lorsqu’il y a plusieurs niveaux de gouvernance. Au niveau local, la coopération entre secteur privé et public est essentielle pour atteindre ces objectifs. Il est également important de faire participer la communauté et de développer les connaissances pour bénéficier des initiatives sur le changement climatique. Dans de nombreux pays, des agences se mettent en réseau et collaborent pour partager leur expérience et leur savoir, à travers des initiatives comme « Ville à Ville ».
 
Remarquablement conçu et convivial, le village COP 22 est un complexe immense, où se tiennent réunions, séminaires et expositions. Les pavillons d’exposition sont vastes et il en ressort clairement que les pays participants se sont sérieusement engagés dans la relève des défis du changement climatique. Les nouvelles technologies s’exposent et les communautés et gouvernements locaux mettent en œuvre des mesures proactives en faveur de l’efficacité énergétique.
 
 
Esa Mohamed
Président de l’UIA