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La première citation pour la Médaille d'Or d'Architecture de l'UIA a été prononcée en faveur de l'architecte égyptien Hassan Fathy.
Le jury s'est réuni au Siège de l'UIA à Paris, les 29 et 30 novembre 1984. Les membres du jury ont examiné toutes les propositions qui lui ont été soumises. Ils se sont basés, dans leurs délibérations, sur les critères établis pour le prix ainsi que sur le préambule des statuts de l'UIA, dans lequel il est inscrit, parmi les objectifs de l'UIA que les architectes doivent : être en mesure de participer plus efficacement à l'amélioration des conditions de vie des hommes, par la suppression des taudis, l'équipement des régions les moins développées l'élévation des standards d'habitation, en apportant leur concours à une meilleure compréhension des hommes et des peuples, en s'efforçant toujours davantage de satisfaire leurs aspirations de bien-être matériel et spirituel.
Le jury a également mesuré combien il était difficile, pour un architecte exerçant en pays riche comme en pays pauvre, de parvenir à s'investir avec adresse dans le processus du logement. Dans les pays riches, les intérêts commerciaux apparaissent trop prépondérants ; dans les pays pauvres, il y a indigence de matériaux et de compétences.
Mosquée à Gourna, Egypte, Hassan FATHY architecte.
Hassan Fathy est né en Alexandrie, Egypte, le 23 mars 1900. Il est diplômé de la High School of Engineering de Giza, au Caire, en 1926, à une époque où le système éducatif en vigueur pour les architectes, est encore fondé sur les principes de l'Ecole des beaux-arts.
Il a vécu et travaillé dans une période de croissance démographique fulgurante, d'un développement technologique sans précédent. Tout au long de sa vie professionnelle, il a observé les problèmes que posent la répartition des profits liées aux technologies nouvelles, la perte du savoir-faire traditionnel sans la contrepartie d'acquisitions nouvelles ainsi que la coexistence de la pauvreté et de la prospérité, dans la création des abris pour les êtres humains. Travaillant au coeur de ces problèmes, Fathy a cherché les racines culturelles de la construction et a amené les architectes, les artisans et les communautés, à participer ensemble à la création de leur habitat. Ce labeur commun, dans la recherche de la signification culturelle n'a pas seulement permis la mise en évidence des leçons données par les technologies anciennes et traditionnelles, mais a également permis de mettre en exergue les qualités spirituelles qui revêtent une importance majeure pour l'homme dans ses établissements culturels et sociaux.
Les leçons d'Hassan Fathy sont innombrables mais le plus important demeure sa vie professionnelle sa dévotion au métier d'architecte sous toutes ses facettes.
Plus les architectes utiliseront et développeront, dans l'avenirs les technologies nouvelles, plus ils seront amenés à tenir compte des principes fondamentaux qu'Hassan Fathy a mis en application durant une carrière professionnelle exemplaire.
Hassan Fathy s'est éteint au Caire, le 30 novembre 1989.